Le silence

James Newton Poling lance cette invitation: “hearing the silenced voices!”

En étudiant au CCP la réalité des abus sexuels sur mineurs ou sur les personnes vulnérables, je découvre une souffrance grande, celle du «silence gardé».
L’abus sexuel, ce méfait dévastateur sur la victime, semble souvent être nié par le « silence intimidé».
La victime (mineur ou personne vulnérable) est aussi contrainte, vraiment à tort, à garder le « silence ». Soit par peur ou par fausse culpabilité. Mais jusqu’ à quand? C’est justement ce silence qui est source d’une souffrance destructrice en plus de cela, permet à l’agresseur de continuer son abus.
Nous percevons, rendons audible les faibles voix des mineurs et des personnes vulnérables, à travers la sensibilisation sur le fléau de l’abus sexuel, dans nos milieux de vie. Cette prise de conscience, pourrait rompre la glace du tabou. Dans les milieux comme le Togo, on entend parfois: «le linge sale se lave en famille », expression qui pourrait renforcer le «silence étouffant » de l’inceste ou des relations d’abus sexuels, de personnes adultes envers les mineurs ou les personnes vulnérables.

 

Sr. Mary Lembo

Research Assistant